| Code: 285305 | Date: 2011/12/20 | Source: ABNA | print |
ABNA- Les arrestations continuent au Bahreïn. Ce qui suit, c’est le bilan des événements d’hier et d’aujourd’hui le 20 décembre, soit le 311e jour de la Révolution bahreïnienne :
- La profanation des rituels de la cérémonie du deuil d’Imam Hussein par les agents d’Âl Khalifa
Après avoir raté leur confrontation avec les jeunes du village d’Ashawes, les forces et les mercenaires du régime Âl Khalifa ont arraché et déchiré les bannières de la cérémonie du Deuil d’Imam Hussein.
- L’arrestation de quinze jeunes révolutionnaire au Bahreïn
Voulant ainsi tirer vengeance des manifestations du samedi 17 décembre, les forces de sécurité d’Âl Khalifa, épaulées par les agents de renseignement de ce pays, ont attaqué les maisons des citoyens révolutionnaires et ils ont arrêté 15 jeunes activistes bahreïniens.
Voici les noms de quelques-uns de ces jeunes arrêtés :
- Hussein Ali Moussa
- Mahmoud Ali Moussa
- Morteza Hassan Ali al-Matu’
- Fâzel Abbas Morzak
- Muhammad Ali Morzak
- Seyed Hussein Seyed Hadi
- Hassan Hussein al-‘Ashiri
- Abbas Ali Hassan
- Issa Abdullah Ahmad (fils d’Abu Issa)
- La reconstruction des mosquées détruites
Quelques-unes des mosquées qui ont été détruites par les forces d’Âl Khalifa dans certaines régions du Bahreïn, sont en cours de reconstruction grâce à l’initiative du peuple fidèle et révolutionnaire du Bahreïn.
- La manifestation des habitants du village de Dayr au Bahreïn
Un grand nombre d’habitants révolutionnaires du village de Dayr ont organisé une manifestation. Ils y ont rendu hommage au savant infatigable Cheikh Abdul Amir Jumry et ont insisté sur la poursuite des idées et des orientations de celui-ci dans leur lutte contre l’injustice et pour le renversement du régime Âl Khalifa.
Dès le déclanchement des attaques des forces d’Âl Khalifa contre les civils, les jeunes révolutionnaires du village les ont affrontés et ont manifesté toute leur fureur et leur attachement au peuple réprimé de leur village.
- La déclaration de la Coalition des Jeunes Révolutionnaires du 14 Février
La Coalition des Jeunes Révolutionnaires du 14 février a publié une déclaration sur le décès de l’ayatollah Cheikh Abdul Amir al-Jumry.
Dans cette déclaration, il est demandé au peuple révolutionnaire bahreïnien de se défendre à tout prix, tout comme l’ordonne la raison et la charia, contre toute hostilité et toute violation qui ciblent sa grandeur et sa dignité.
On lit également dans cette déclaration : Le peuple consciencieux et fidèle du Bahreïn suivra en effet le chemin des combattants comme Cheikh Abdul Amir Jumry et des martyrs de la Révolution bahreïnienne et ne se tairont point vis-à-vis des crimes affreux et des massacres des innocents dans leur pays. L’Unanimité du peuple bahreïni fera tout son effort dans combat contre le régime tyrannique et injuste d’Âl Khalifa.
- Les répressions violentes continuent au Bahreïn
La Société de l’Unité Nationale de Bahreïn (AL Wefaq) a communiqué un message sur la continuation et la quantification des répressions au Bahreïn, où elle invite à informer le Comité d’établissement des faits de l’ONU des événements récents du Bahreïn.
Dans sa déclaration, la Société d’Al Wefaq de Bahreïn a demandé au Comité d’établissement de faits de l’ONU de lancer des enquête sur les événements récents survenus au Bahreïn, sur la violation quotidienne des droits de l’homme qui débouche parfois même sur le meurtre des civils, sur les tortures collectives et sur les répressions. Elle exige aussi à ce comité de faire des éclaircissements sur la vérité de la situation actuelle dans laquelle se trouve le peuple bahreïni.
Il est souligné dans cette déclaration que remplir les zones résidentielles de gaz toxiques et lacrymogènes par les forces de sécurité a sérieusement menacé et mis en danger la santé des citoyens, et c’est au fond une façon de faire le massacre lent et silencieux des gens.
Al Wefaq signale : Selon les témoignages des citoyens, l’utilisation excessive de ces gaz dans les zones résidentielles est la cause première de la majorité de décès des habitants de ces endroits et elle a causé en plus l’apparition des maladies chez un grand nombre de citoyens bahreïnis.
- La complicité des USA et de la Grande-Bretagne avec le régime Âl Khalifa
L’un des chefs du Parti Amal islamique du Bahreïn a désigné les USA et la Grande-Bretagne comme des complices du régime Âl Khalifa dans les répressions du peuple dans son pays.
Hesham al-Sabbagh a souligné que les répressions récentes étaient effectivement intentionnées et passent en quelque sorte pour les conséquences du rapport de Basyuni et qu’on trouve dans ces événements les traces des USA ainsi que de la Grande-Bretagne, car le vice-ministre des Affaires étrangères des USA qui s’étant rendu au Bahreïn n’a eu aucune réaction face aux tous les crimes qu’il a vus de ses propres yeux sur place.
Il ajoute : La Grande-Bretagne a sa part de responsabilité dans le massacre du peuple bahreïnien, car alors que Hamad ben Issa Âl Khalifa, le roi bahreïnien, avait fait un voyage à Londres la semaine dernière, le gouvernement britannique ne lui a même pas demandé de mettre fin à la violation des droits de l’homme au Bahreïn.
- Le régime bahreïnien refuse de réembaucher les personnels renvoyés.
Selon les sources fiables bahreïniennes, le régime Âl Khalifa refuse de faire revenir à leur poste les fonctionnaires qu’il a licenciés.
Selon ces sources d’information, le régime bahreïnien a ordonné oralement aux autorités concernées de ne pas réembaucher les personnels qui ont été renvoyés.
Ces fonctionnaires qui ont été licenciés suite à l’ordre de le Conseil correctionnel sont en majorité des chiites bahreïni qui ne sont accusés que de la réclamation de la liberté de la parole, la participation aux manifestations et l’organisation des associations et instituts populaires.
Le Conseil correctionnel, qui est indépendant des tribunaux et des ministères de Bahreïn, ont reconnu les activités de ces gens comme la transgression des lois du Service civil du Bahreïn.
Selon le Comité indépendant d’établissement des faits de Bahreïn a annoncé que le licenciement de ces fonctionnaires a été illégal et que tous les personnels ainsi renvoyés doivent être réembauchés dans leur poste.
Le régime Âl Khalifa prétend avoir accepté la proposition du dit comité, mais en réalité, il ordonne oralement aux autorités intéressées de ne pas réembauchés ces fonctionnaires renvoyés.
- L’installation de la Garde d’Al-Jazeera au Bahreïn n’est pas raisonnable
Le directeur de la section « Afro-Arabe » du ministère des Affaires étrangère de l’Iran a signalé : Nous espérons qu’il y aura un regard uni sur les événements de notre région qui sont en effet en relation avec l’Eveil islamique et la stabilité de la région et qu’on en finira avec les politiques ambiguës.
Hossein Amir Abullahian a souligné : Depuis le commencement des manifestations pacifiques du peuple bahreïni, nous avons toujours constaté des résolutions militaires. Nous trouvons aussi illogique l’installation de la Garde d’Al-Jazeera.
Abdullahian a signalé à propos de la situation actuelle au Bahreïn : Il paraît que le cas de Bahreïn devient de plus en plus compliqué, et à plusieurs reprises nous avons fait part de ce constat aux autorités bahreïniennes et toutes autres références concernées de la région.
Il a dit : Malheureusement, après le rapport de M. Basyuni, la communauté internationale n’a aperçu aucun changement dans le conflit bahreïnien, et c’est pourquoi les revendications du peuple deviennent de plus en plus sérieuses et la situation se complique.
- Les Bahreïniens réclament la négation
Les associations politiques bahreïniennes opposantes au régime Âl Khalifa se sont réunies pour vérifier les derniers événements de la société bahreïnienne au niveau politique et sécuritaire.
Ces associations bahreïniennes ont aussi publié une déclaration où elles demandent sérieusement à entrer en négociation avec le gouvernement afin de trouver des solutions pour la crise politique actuelle du pays qui a d’ailleurs fait perdre beaucoup au Bahreïn.
Les participants à cette réunion ont en plus réclamé la libération de tous les prisonniers politiques, le retour au travail de tous les fonctionnaires licenciés, le dédommagement de toutes les victimes et l’exécution des réformes significatives dans les institutions juridiques et sécuritaires.
Ces groupes d’opposition bahreïniens ont également demandé au gouvernement de reconsidérer le refus de sept articles du Traité international des droits civils et politiques.
L’opposition Bahreïnienne a aussi condamné la répression exercée par les systèmes militaire et sécuritaire du pays contre les citoyens pacifistes.
- Le recours aux forces étrangères pour réprimer les citoyens bahreïnis
Condamnant la nouvelle vague de répressions violentes, un activiste politique bahreïnien a révélé l’engagement de nombreux soldats étrangers dans la répression des manifestations pacifiques au Bahreïn.
Faisant Allusion au martyr d’Abd Ali al-Mawali à cause de la respiration du gaz lacrymogène, Karim al-Mahrus a souligné : Le régime Âl Khalifa traite les manifestants comme des criminels, tandis que le régime lui-même ne respecte pas les lois et organise des attaques contre les maisons des citoyens et autorise l’utilisation des gaz toxiques dans les zones résidentielles.
Cet activiste politique bahreïnien a signalé que le régime Âl Khalifa a engagé un grand nombre de forces étrangères pour réprimer le peuple et les opposants, et en plus, les soldats de l’Armée se sont déguisés en policiers pour épauler la police dans la répression des manifestants.
Il ajouté : Les forces d’Âl Khalifa a adopté de nouvelles méthodes dans la répression des manifestants. Certaines d’entre elles se servent même des couteaux dans leurs confrontations avec les citoyens. Ces attaques ont eu lieu dans les régions d’Abu Sabi’, Al-Shakhoureh et Al-Satreh. Il y a aussi des gaz toxiques qui sont utilisés et dont les conséquences se manifestent deux heures la respiration.
Al-Mahrus a souligné que plus de 200 Bahreïniens ont été blessés, dont la plupart ont reçu des coups de balle à la tête. Si le régime continue ces méthodes de répression, le peuple et les opposants trouveront de nouveaux moyens pour affronter le régime.
- La dénonciation d’Âl Khalifa
Le président du Centre de droits de l’homme de Bahreïn a évoqué l’intensification des répressions et des violences au Bahreïn et a souligné : A travers les événements actuels, le vrai visage du régime Âl Khalifa est en train de se révéler au Bahreïn.
Youssef Rabi’ a dit : On constate maintenant clairement les répressions et les violences imposées contre le peuple bahreïni.
Rabi’ a dit : Si nous avions disposé de la liberté médiatique et politique au Bahreïn et que le gouvernement n’avait pas posé de censure politique, le régime n’aurait jamais su faire toutes ces actes de violence ni de telles crimes n’auraient point être commis contre le peuple.
Insistant sur la nécessité de jugement et de punition des autorités actuelles du Bahreïn, le président du Centre de droits de l’homme de Bahreïn a souligné : La tromperie politique faite par le régime bahreïnien dans la région et au sein de la communauté mondiale s’est révélée, et ce régime doit être jugé dans des tribunaux internationaux à cause d’avoir commis des crimes cruels contre le peuple du Bahreïn.
- Le gros pot-de-vin d’Âl Khalifa pour la censure des actualités des événements du Bahreïn :
L’un des chefs de la Coalition du 14 Février de Bahreïn a annoncé que le régime bahreïnien a donné de gros pots-de-vin institutions internationales, comme l’ONU, le cabinet du gouvernement américain et les médias internationaux, afin détourner l’opinion publique sur les événements du Bahreïn.
Cheikh Sadiq al-Jumry a souligné que le peuple bahreïnien ne reconnaît qu’une seule feuille de route pour la paix qui est le renversement du régime Âl Khalifa qui commet la corruption et la perte au Bahreïn avec le concours des agents saoudiens présents dans ce pays. Il ajoute : En plus d’avoir assassiné des dizaines de révolutionnaires, le régime Âl Khalifa a blessait d’innombrables citoyens et a commis tant d’autres crimes.
Selon lui, les crimes commis par le régime Âl Khalifa vont plus loin que l’arrestation des révolutionnaires et leurs leaders comme Allameh Khâjeh, Docteur Abdul Jalil al-Sankis, Hassan Moshayma’ etc. Il dit : Ces jours-ci, les forces d’Âl Khalifa pénètrent sous différents prétextes les maisons des citoyens et exécutent des opérations terroristes. De même, la torture des personnes arrêtées est toujours en cours.
Critiquant la censure des actualités du Bahreïn par dans les médias occidentaux, Al-Jumry a dit : L’Arabie saoudite a donné de gros pots-de-vin aux institutions internationales comme l’ONU, le cabinet du gouvernement américain ou même aux médias, pour détourner ainsi l’opinion publique sur les événements du Bahreïn.