Mohammad Qahtani, un des fondateurs d'une organisation de défense des droits de l'Homme, en Arabie, a indiqué, mardi, avoir été traduit en justice, dénonçant une campagne de répression des autorités. Accusé de «semer la sédition», de «se rebeller contre l'autorité du roi», et de «considérer que le pouvoir instrumentalise la religion», M. Qahtani a précisé que son procès s'était ouvert, lundi, à Ryad. Le militant, âgé de 46 ans, un des fondateurs de l'Association saoudienne pour les droits civiques et politiques (ACPRA), demeure en liberté, en attendant la prochaine audience de son procès, le 1er septembre. Il a déploré ce procès qui, selon lui, «fait partie d'une campagne de répression menée par le ministère de l'Intérieur et visant les militants des droits de l'Homme, dans le but de faire taire ceux qui réclament des réformes politiques». L'ACPRA, qui n'est pas autorisée dans le royaume, affirme avoir constitué un dossier recensant «des centaines de violations des droits de l'Homme, au cours des deux dernières années» et aide leurs victimes à porter plainte. D'autres membres de ce groupe ont, également, été traduits en justice, dont Abdallah al-Hamed et Abdel Karim al-Khodr, a indiqué un communiqué de l'organisation. Selon l'ACPRA, 30.000 personnes seraient, actuellement, détenues, dans le royaume, pour des raisons politiques.



un militant, accusé de se "rebeller contre l’autorité du roi", traduit en justice

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